Il a été convenu (par des autorités pensantes des milieux autorisés) de donner trois notes par albums. Chacune doit rendre compte des dimensions de la musique :
- horizontalité : richesse et complexité des phrasés et du travail mélodique (d’une façon plus vaste il s’agit de la musicalité, de la composition).
- verticalité : richesse et complexité de l’instrumentation, du travail harmonique (de façon plus générale, les arrangements, la production etc.).
- profondeur* : cette dernière note tient compte de l’effet produit par l’ensemble verticalité+horizontalité. Pour peu que trois instruments répètent le même riff simpliste, l’effet produit peut-être profond et hypnotique. Une note de profondeur élevée signifie que l’album m’a aspiré et inspiré…
Les notes ne sont pas absolues : elles sont aussi relatives à ce que l’artiste a déjà fait avant. Selon la suggestion d’un ami, j’ajouterai peut-être une 4è note, l’(a)temporalité** (ce “sombre con”).
Chaque note est sur cinq parce que cinq c’est pratique parce qu’on a autant de doigts.
Il ne vous reste plus qu’à vous fournir le cerveau 2.0 avec un neo-cortex étendu et des prédispositions accrues aux synésthésies numériques pour vous représenter la musique à partir de ce champ de trois scalaires.
Ikaruga.
*mon idée d’origine n’incluait que l’horizontalité et la verticalité, je dois l’ajout de la note de profondeur à la suggestion de mon ami Florent Q. que je remercie.
**après avoir entendu parlé de ce système de notations, un autre ami, Matthias D.C., m’a suggéré (plus ou moins sérieusement mais j’ai été séduit) la quatrième dimension du temps, je le remercie à son tour.