The Blood Brothers – …Burn, Piano Island, Burn [2003]

The Blood Brothers  &Burn, Piano Island, Burn [2003]


Horizontalité : 2.5/5
Verticalité : 3/5
Profondeur : 4/5
(Comment lire ces notes ?)

Les mots s’écrasent mollement sur des plages pétroles. Les reflets du soleil sur le mazout forment de cruels arcs-en-ciels insolemment colorés dans ce panorama de fin de vie. Les mots devenus napalm font s’enflammer les bancs de sable.

Ca pue l’essence. Ca arrache la chatte.

Pourquoi en parler ? Cet album c’est l’échec des mots. Qu’ils soient écrits, hurlés ou chantés. Le média c’est la bestialité rock du quintet de Seattle, frères de sang à la vie à la mort et après. Le canal de transmission c’est …Burn, Piano Island, Burn. La cible est votre cerveau.

Ce concentré de violence n’a ni but ni direction.
Il dit oui à tout.
Tout lui est nécessaire.
Cette violence est libre.

L’acide ronge maintenant plus sévèrement : vous êtes dissous. Cette chronique est finie. Les crétins binoclards remballent leur Larousse pour parler du rock’n’roll : ça a déjà commencé.


…Burn, Piano Island, Burn – The Blood Brothers
© 2003 Artist Direct


« murder = white out.
cancer = birth blouse.
mirror = perfect glass spouse.
oil = sex paint.
shower = water saint.
Death decodes the howls from our hands. »

Vendredi, octobre 8, 2010
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